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Texte Libre

Juste L'Ego

Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /2008 11:00

De la volonté aux possibilités, il est un champ que je discerne mal, beaucoup d’utopie dans les imageries du « quand on veut on peut » et bien des lâchetés personnelles à se persuader que la facilité est l’une des voies de « possibilité » justement.

Tiraillé entre la reprise en main d’une condition sociale et professionnelle « saine », j’en ai occulté d’autant les vertus sentimentales, les attaches indispensables au cœur, et donc à l’âme, celles qui, au-delà de tout et du reste, contribuent aussi, et non à moindre effet, au confort et à l’équilibre de vie.

Déshérité soudain d’un amour incommensurable, je me suis noyé dans le travail, les activités à outrance, réalisant même que je pouvais avoir de l’ambition et mettre des actions en œuvre pour l’atteindre. Le travail a valeur sociale évidemment, mais au-delà, par-dessus, il a pouvoir de guérison, en tout cas d’abstraction ou d’oubli, même momentané. Travailler, plus que raison probablement, c’était, de suite et dans l’urgence, la solution idéale aux maux du cœur. Et j’ai ainsi engrangé des responsabilités, des possibilités, des vœux futurs, sur un court terme qui, ce jour, vient de parvenir à son échéance et quel terme ! Une bien belle confusion tragique telle que je ne la soupçonnais pas.

J’ai pêché d’orgueil à nouveau, à défaut de m’être laissé envoûter par mon impulsivité habituelle. Méthodique et résolu, j’ai suivi les conseils de l’être perdu, mais resté indispensable, à savoir, consolider mon existence, mes repères, vaincre certains démons, ne pas en appeler d’autres à une conscience déjà bien défaillantes. Oui, l’ordonnance du docteur de l’amour volatilisé promettait de belles espérances si je n’avais pas agit avec une dévotion que je n’avais jamais jusqu’alors maîtrisée.

Au jeu du travail et du semblant de responsabilités que l’on suppose détenir, au jeu de l’avenir à évoluer qui vous ensorcèle pour des motifs bien secondaires ma foi, on se laisse prendre, arracher au poids de l’instant qui lui, stagne et crée les impasses parfois.

Alors, j’ai « gagné », oui gagné le lot misé et tiré par des efforts déployés rapidement. Une nouvelle vie, en tout cas une alternative se présente, longtemps, mais vaguement, espérée, une voie professionnelle légèrement différente. Autrefois une ambition réelle, ce n’est plus aujourd’hui qu’une « solution », un écart entre la fonction actuelle et celle proposée. Pour cela, il me faut recommencer, encore, ailleurs, autrement.

Et pour ce faire, l’ironie me joue une bien piètre comédie. L’ironie a remporté le « package bonhomme en errance ».

Certes, je n’espère plus rien de lui, si loin là-bas. En tout cas, si espoir il demeure, celui-ci est tempéré, ne s’est pas donné d’exigence et d’échéance. Je ne souffre donc plus, au contraire, j’oserai même prétendre à une certaine quiétude, et pour la première fois de ma vie avec lui, désormais que cette vie commune est déliée (ironie encore), je nous sais sur la même initiative, sur une pensée à peu de chose près similaire.

Aurait-il fallu se battre d’avantage, une reconquête que je savais vaine et périlleuse, ou fallait-il tout brûler, arracher et déchirer, qu’il ne reste rien que moi avec moi, sans lui définitivement ? Ni l’une ni l’autre de ces routes ne convenaient à la force du lien subsistant, ni l’une ni l’autre ne préserveraient un respect et des envies encore réciproques. Alors je me suis plié à son exigence d’abord, puis j’ai adopté cette façon de me laisser apprivoiser. Je l’aime, il m’aime, nous ne vivons pas ce sentiment, nous ne savons qu’en faire, ne voulons pas en décider, mais nous respectons et tenons, pour le moment en tout cas, à un lien au minimum régulier et sincère.

La volonté ne paie pas de prime à la joie ou au bonheur, ou alors, je n’en ai pas encore bénéficié !

Certainement vaniteux, peut-être me suis-je trop dévoué à « eux » les êtres aimés, donnant tout, absolument tout, oubliant certainement les considérations matérielles, car l’égo lui est toujours resté concentré sur l’imparable besoin d’être aimé, mais j’ai omis d’être, dans un cadre social et structuré, de m’investir et me repérer à des consolidations avérées.

Et, pour une fois où je m’engageais sur ce chemin du « moi pour moi », au départ à reculons je l’admets, voilà que les résultats, la concrétisation, sont si ironiques qu’ils me font rire de larmes amères. Pleurer, oui, parce que tout cela n’a pas de sens, ou bien trop justement, même si je me refuse de croire encore à la destinée toute tracée.

Je présumais de forces donc. Je m’inventais un détachement, une distinction facile entre le pensable et le réalisable, une projection prétentieuse de mes réelles aptitudes, et psychologiques et physiques.

Je vais aller là où l’on m’attend, où j’ai demandé à aller. Je vais aller là où la volonté comblée n’offre pas d’issues aux possibilités de réalisation. Je me fais nouveau marchand de leurres et proie volontaire. Je me fais objet conscient et assumé, je me fais instrument de dépendance et de soumission partielle.

Mais j’ai peur, des envies de vomir la chair que je ne m’imagine même plus frôler, des nausées à l’orée d’un quotidien à feindre, pour une durée que je sais, de surcroît, potentiellement longue et pénible.

Alors, oui, l’impulsivité de tout instant et de tout domaine me galvanise à nouveau, des envies de tout et n’importe quoi, de fuite comme souvent, de désaccord encore, et d’irréparable probablement.

A cette question de la stabilité sociale aux dépends de la dignité, je ne sais quelle sera ma préférence, mon choix, ma volonté. Etre seul n’engage que moi, pauvre constat de traitre et de lâche, mais si seulement j’avais été deux sur ce coup là.

Ironie, le malheur de l’un fera toujours le bonheur de l’autre. Mais combien puis-je endurer ou supporter, pour ne pas dire souffrir.

La seule « fierté » éprouvée, et encore, ce n’est que justice, c’est de n’avoir pas menti cette fois, d’avoir été clair et vrai. Même si dire fut cette fois une horreur à arracher de mes sentiments, de mon affection, je ne parle même plus d’amour, par pudeur, mais non, je n’ai pas tu ou caché, tout a été exprimé, hélas ou heureusement.

J’ai peur. Et je n’ai pas la réponse.

Par David - Publié dans : Juste L'Ego
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Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /2008 09:21
Par David - Publié dans : Juste L'Ego
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /2008 21:35
Pour reprendre l'idée de l'excellentissime et ravissante et absolument fanatico-sensuelle (j'en fais trop là ?) Madison, qui elle-même a piqué l'idée à euh.... Un certain VIC (attention ma jalousie me pique), je m'en vais m'aventurer à délivrer 7 secrets très très intimes...
Et à la façon de cette Carla Bruni en puissance de 1M73, j'éviterai de refiler le virus à 7 autres blogeurs, tout comme je me demande bien, comme celle qui se dit aussi paresseuse qu'une Valery Giscard D'Estaing sous morphine (je sens que là elle va me haîr), ce que je vais bien pouvoir trouver de plus intime que ce que je n'ai déjà pu délivrer ici ou là, égocentrique que je suis, c'est connu...
J'ai donc décidé d'aller au plus intime de l'intime, attention, cela risque de faire mal

Secret n°1 : Je suis très clairement un sado-masochiste (au sens littéral du terme, mais ici, sexuellement parlant) qui s'assume parfaitement en connaissance de son état, mais qui n'a jamais réellement laissé libre cours à ses fantasmes. Avec pour philosophie première de laisser ce derniers au placard, pour le bien du plus grand nombre, j'admets par là même n'être pas tombé dans un "guet apens" lorsque j'ai été contaminé par le VIH, j'admets volontiers avoir montrer à plusieurs reprises dans mon enfance mes parties intimes devant un attroupement de fillettes qui fuyèrent en hurlant et je ne cache pas, logiquement, un certain plaisir à la douleur. Laquelle reste, selon moi, le plus délicieux plaisir du rapport homosexuel, mais cela serait une théorie trop longue et personnelle à développer ici.

Secret n°2 : J'ai, quelque part en ce bas monde, deux demi-frères, nés de l'union infidèle de ma mère avec un homme qui sera plus tard le premier remplaçant de mon père (après divorce). J'ai croisé les deux garçons, prénommés Brice et Pierrick, deux fois en tout et pour tout. Je n'ai jamais fait de recherche pour les connaître ou les retrouver et j'ignore s'ils connaissent ma propre existence ainsi que celle de mon frère. Mon travail à l'ANPE m'a permis de "tracer" le parcours de leur père, un humble connard, et de l'un des deux jeunes hommes, licencié STAPS... Je n'en sais pas plus si ce n'est que j'ai vécu 5 ans dans la même ville qu'eux probablement : Lyon.

Secret n°3 : J'ai été marié une fois certes, là, pas de secret. Pourtant, j'ai été très très très proche de réitérer l'expérience alors même que j'écrivais déjà sur mon premier blog, donc il y a un peu plus de deux ans. La malheureuse élue devait alors me rejoindre et m'accompagner à ce deuxième concert de Tori Amos que je louperais encore, puisque je reculais dans la journée le moment fatidique où je devrais faire l'aveu de mes sentiments (sincèrement sincères je le pensais, et n'en sais plus rien aujourd'hui) ainsi que de ma demande officielle. Plusieurs fois, je me suis demandé ce à quoi aurait ressemblé ma vie si ce jour de 2005, je m'étais à nouveau engagé dans une relation hétéro au concept mal assumé...

Secret n°4 : J'ai un lien très particulier avec la Guadeloupe, lien qui est parti dans la tombe de deux personnes déjà, tenues au secret de la confidence, et le secret est tel que je n'en dirai pas d'avantage, si ce n'est qu'à ce jour, deux personnes connaissent cet ultime secret, et qu'elles l'enterreront sans doute avec elles.

Secret n°5 : J'ai plusieurs fois donné , et mon inexpérience en la matière, et ma fausse innocence, à des hommes pour de l'argent ou quelques avantages en nature, mon corps. J'ai adoré ces expériences (rapport avec le secret n°1 ???), tant que j'ai établi un rapport très flou etre l'argent et le sexe. Je note par exemple que mes compulsivités, ou boulimies pour emprunter des mots plus clairs, sont souvent, d'avantage d'ordre sexuelles et financières qu'alimentaires finalement...

Secret n°6 :  Lorsque je vivais à Lyon, en couple, je me suis régulièrement rendu, en secret, devant le domicile de l'homme qui m'a contaminé, avec la motivation et l'envie, réitérées, de le tuer ou d'intenter à sa vie, ses biens ou quoique ce soit. J'ai, à ce titre, une nuit, déversée un bidon d'essence sur son cher scooter, mais n'ai jamais fait craquer l'allumette. Dans le registre de ce même secret, j'espère toujours une rencontre avec cet homme, quasi obsessionnelle, la dite rencontre aurait une issue fatale que je ne sais définir.

Secret n°7 :  J'ai été atteint fin 2005 d'une maladie "grave", en lien direct avec ma pathologie VIH. J'ai tu les faits 5 mois durant, à mon partenaire de l'époque, à mes amis, à mon entourage, etc... J'ai finalement quitté l'homme avec lequel je vivais, pour ce motif je pense (en premier parmi d'autres), j'ai rencontré un homme qui fut, avec le recul, qu'une aventure, mais qui ne saura jamais qu'il m'a permis de guérir (de tout faire pour vouloir guérir), ce qui s'est effectivement produit, toujours, dans le même secret et la même discretion. Je crois, à contrario, être devenu depuis cette époque là, l'homme le plus hypocondriaque qui soit, et s'il ne s'agit de leurres sur des improbables maladies, alors mon égo démesure désormais toujours beaucoup mes ennuis de santé.


Bon, voilà, j'ai détesté l'exercice, alors, 8ème secret, Madison fait désormais partie de ma liste des 10 personnes à éliminer dans les 10 prochains mois, et na ! Je te aime.
Par David - Publié dans : Juste L'Ego
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Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /2008 06:47
Probable que je n'ai postulé qu'à des intérêts infimes et que, de conséquences, mes "contrats" n'étaient que de durée limitée. Probable qu'il n'en fut toujours qu'ainsi : se croire au devant de l'infini, sorte d'éternel fantasmé pour très vite se résoudre à l'idée d'un adieu, un jour, ou l'autre. Oui, probable que je n'ai signé que des CDD.
Pourtant, il ne fut jamais de réels adieux, de définitives et déchirantes ruptures, non, tout a toujours été résolu soit dans le silence, voir dans une certaine communion sereine.
On croit toujours, je pense, partir pour le contrat de notre vie, et toutes les histoires ont ce goût là, celui de l'infini, je veux dire, ces contes ou paroles que l'on prend pour argent conptant, que l'on boit comme eau de jouvence ou vin de joie, toutes les histoires ont le degré moral d'un toujours.
Et pourtant il ne faudrait être sûr de rien pour se consolider au moindre rempart d'incertitude, en faire des cibles avérées, des repères solides ou imuables, vraiment, il ne faudrait pas connaître, préjuger ou faire l'état généralisé des lieux ou tendances, pour coïncider avec ce qui dure et survit.
Mais voilà, je suis lucide.
Certains courent vite, si vite qu'ils franchissent une ligne d'arrivée seul, sorte de barrière à basculer en victorieux certes, mais solitaire désormais aussi. Et d'autres qui ne s'étaient engagés dans aucun marathon débarque là, dans cette improbable surprise qui leur est offerte, et ceux-là ne trouvent jamais les mots à dire, les pas à faire, où, selon quel rythme, vers quel horizon, si bien qu'ils se perdent assurément, seul évidemment.
J'ai souvent démarré au quart de tour, et ce premier quart là justement, sachez bien qu'il manque toujours, ou alors, je dévalais une pente et me suis pris le premier obstacle venu, une divine embûche, oui, mais de labeur tout de même.
Toutes les amours avaient l'amertume d'une créance à régler devant un huissier à la hargne enragée, ne me laissant rien, que moi et mes entêtées enchevêtrements. Toutes les amours s'écrivaient sur des pages brouillonnes, sortes d'essais gratuits mais cependant râtés, à finir aux corbeilles des déceptions raturées. Toutes les amours participaient d'un seul langage, certainement, mais ne se comprenaient qu'à l'usure ou la lamentation ennuyée. Toutes les amours sont allées à l'eau, se noyer ou s'échouer finalement, là, dans un autre monde, autre pays, des amours plus affinées.
Et j'en vins à croiser de plus en plus, de mieux en moins, mon double dans les miroirs, omniprésents désormais, quoique je fasse, où que je bouge, des reflets partout, plus ou moins nets, plus ou moins flous, je visionnais le portrait sans retouches, et si repeint pourtant, je regardais, sans ne jamais rien voir vraiment.
Cela ne s'apprend pas l'idée que l'on se fait de soi, non, cela ne s'acquiert pas le ton ou l'image, le teint et l'impression, on est, plus que ce que l'on voudrait, moins que ce que l'on supposait. Et les forts contents d'eux ont toujours cette déception, même inavouée, de n'être qu'insuffisants à côté de l'idéal prétendu. Au même titre que ces dispensés d'égards pour eux-mêmes, ils voient toujours trop de leur penchants ou suppositions dans l'image rétrécie de la considération admirée.
J'ai été tous ces hommes là, ceux qui se miraient tant qu'ils en oubliaient les autours, ceux qui se sauvaient si vite devant eux qu'ils se heurtaient forcément à leur propre stature. J'ai été tous ces hommes et tant d'autres encore, je crois.
L'amour n'est plus la vie, et la vie est peut-être bien soi, avant tout, quoique l'on mente ou dise. Aimer, donner ou ne serait-ce que regarder, ce n'est bien que contenter son propre égo dans le plaisir de l'autre. Alors oui, tout peut se résumer à soi, sans le moindre déni, sans omniprésence, omnicertitude non plus, juste soi.
Et c'est effrayant, absurde, imbuvable, mais c'est bien là l'assise première, le ciment de base, je suppose, et je ne me suis jamais appris, ou alors mal, et je ne vivrai jamais l'envers sans me remettre en endroit, et je ne saurai pas les au-delà réels, je veux dire, ce qui est du champ du possible, de l'équitable ou du vrai, non je ne saurai pas, tant que je n'aurai pas admis cela.
Il ne m'est pas de temps plus incertain que ces lendemains là. Mais je n'ai jamais eu aussi peu de crainte étrangement.
Que passer sa vie à mourir soit une évidence, ou l'inverse pour les plus enjoués, ce constat ne m'effraie plus.
J'ai seulement peut-être oublié de mourir un peu, je crois...
Par David - Publié dans : Juste L'Ego - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /2008 07:48
DAV-24.01.08.jpg J'ai cru durant toutes ces années, et finalement cela fait bien peu que 30 et quelques années, j'ai cru que je ferai sans doute toujours face. On me l'a inspiré, on m'en a convaincu, on me l'a presque insidieusement "proposé". Affronter n'était-elle pas la seule règle valable, l'ultime choix du dernier recours possible. Oui, j'ai cru que l'on s'en sortait finalement bien, ou moins bien, mais toujours, oui, toujours.
Et comme je n'échappais pas à la règle des jours passant, il me fut tardivement, je dois bien l'avouer, avoué que la solitude au désespoir n'alliaient aucune forces communes, que l'on ne gagnait rien à surnager dans ses propres marasmes, que l'on ne s'en sortait pas, tout bonnement.
J'ai cru que l'amour était le TOUT, comme je l'écrivais il y a peu, un idéal partagé, une ambition commune et globalisée, moi qui n'ai jamais cru à la mondialisation, c'est un comble ! Finalement, l'amour oui, mais l'amour non, ce serait du pareil au même, avec le bonus en moins, la cerise sur le gâteau qui manquerait. Seulement le dessert n'est pas toujours des plus appetissant et merde quoi, la vie est bien un plat de résistance.
Résister, dans l'emploi strict et sévère du terme, résister à l'ennui et aux idéaux fuyant, résister à la valeur déplacée que l'on accorde aux élèments de dernier degré, résister à l'amende chère à payer d'un parcours parsemé de petites (ou grosses) erreurs.
J'ai acquis les certitudes de ciment, vous savez, ces bases là qui font que l'on peut s'associer ou non à des responsabilités et ne plus se défausser sans cesse sur la tête de l'autre. Oui, j'ai compris, puis appris.
Mais la maison n'est rien de ses seules fondations, après tout, il est des cages qui, elles aussi, reposent sur des sols bien ancrés Tout restait à faire, les autours, les alentours, que serait la maison aux murs qui s'effritent, la maison sans fenêtre et sans jardin à contempler, rien, la maison ne serait rien, rien de mieux ou de plus qu'une niche où  plonger son regard hagard dans la terre qui ne se creuse déjà plus.
Ces nuits, et ces jours également, je rêve, en rêves, mais en perspectives aussi, que je vais mourir. Je ne m'en plains pas, je n'en souffre pas, pourtant, il m'est étrange de songer qu'un jour comme un autre, au delà des maux, de LA maladie, et bien oui, l'issue est aussi énigmatique et incertaine que cela, qu'un bout de chandelle qui s'éteint alors même que l'air ne divaguait pas sur sa flamme.
Mes plus grands regrets, car cessons de se moquer des uns des autres, nous en avons des tiroirs remplis de ces saletés que nous n'avons pu ou voulu transformer en remords, seront ceux de n'avoir jamais dit à mon enfant que j'étais son père. Oui, je ne suis pas un père, c'est évident, mais pas tant qu'on l'imagine. Il y aura eu cette mère également dont je retraçais le chemin sans même avoir consolidé le mien, une mère qui n'aimant personne d'autre qu'elle même aura sans doute fini par me laisser l'espoir qu'elle souffrait dans toutes ses largesses de l'amour qu'on ne lui offrait pas à ses façons. Etre aimé, mordu à pleine dent, et non d'une canine mal acérée. Cette femme là, ma mère, souffrait probablement du même mal que moi, n'avoir pas compris assez tôt, assez vite que tout n'était pas acquis à sa seule cause... Et quelles furent les conséquences !
On cesse de comprendre, ou de vouloir comprendre, lorsque l'on a compris justement, les raisons qui font et feront qu'untel ou untel n'est pas disposé à vous choyer de la bonne façon. Et j'entends par "bonne", celle-là que l'on s'est figurée comme telle, une manière originale et atypique, mais si banale lorsque l'on y songe. L'homme rêve, certains s'en sortent pourtant, et d'autres maugréent dans un vide mal assumé qu'ils n'atteignent jamais la perfection élue.
Alors finalement, j'en ai forcément fini d'être malheureux. Mais je réalise que le malheur, la douleur au coeur et les carences quotidiennes d'une affection improbable, tout cela n'était rien, vraiment un néant, à côté de l'homme que l'on serait sans l'avoir réellement choisi. Bien évidemment que l'endroit où je me trouve est celui où mes pas ont décidé de me guider, bien sûr que les bras entre lesquels je me blottis sont ceux que j'ai pris pour espoir et récomfort, mais non, non, nous ne sommes pas des idéaux, nous n'atteindrons jamais la perfection, elle même perfide puisque différente entre tous les êtres, non, je ne suis pas celui que j'ai cru comprendre et entendre.
Et voilà donc que je plonge dans un travers assez sordide de "l'entre deux", ce cul mal positionné, entre deux chaises bien peu confortables, des trônes si bas qu'ils ne me feront jamais voir l'horizon devant, j'ai le séant dans le doute et l'assise en quarantaine.
Je remarque que ce qui est pris au corps est, pour souvent, donné à l'esprit, sous une forme très espiègle, à savoir la compréhension. Et mince, il est assourdissant, saoulant de comprendre tout, trop, immédiatement. La machine à emmagasiner les leçons, les ressorts qui se placent entre les rouages jusque là discordant, et bien merde, on ne saisit pas toujours, non vraiment pas.
J'ai décidé de faire une pause, qui n'en est pas vraiment une me dira-t-on, mais qu'importe, si elle est incomprise, malvenue ou critiquée, il me fallait ce silence, et cet ailleurs au beau milieu de toutes et tous. Il ma fallait creuser une tranchée dans laquelle repousser des poussières de vindicte, creuser encore pour trouver peut-être ce qui ne se trouve qu'à l'estérieur de soi, et creuser toujours, pour sûrement ne jamais trouver, mais avoir essayer, juste essayer, n'est-ce pas là le plus important, participer...
Alors, je peux dire que, non, ce n'est pas ma vie qui va changer une fois encore, rien ne changera, je marcherai le long de cette tranchée, à gratter les murs parfois fragiles, à tremper mes godasses dans la boue encore fraîche, à courir aussi de peur que les parois ne s'écroulent, mais oui, je vais marcher, marcher et marcher encore, ce qui signifiera bien avancer. Sans quête, et malgré l'espoir, car ce dernier ne se réduit jamais quoique l'on fasse, quoique l'on dise, j'irai, parce qu'il le faut, non, parce que je le veux.
Pardonnez-moi enfin, j'ai menti, je n'étais pas, et ne serai probablement jamais, mais regardez moi, et je crois que vous verrez, oui, pardonnez-moi.
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Par David - Publié dans : Juste L'Ego - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 24 décembre 2007 1 24 /12 /2007 07:28
Dav-241207.jpg Etrangement, j'ai perdu le fil de cet espace, étrange ou évident, je n'en sais finalement rien, écrire tout simplement, oui écrire, là n'est plus, définitivement ?, la solution. Et puis se demander de quelle solution je parle en réalité, il faut des problèmes pour user du terme, je n'ai pas de problèmes...
Ce soir, vous fêterez dignement Noël, comme vous le faites toujours, oui, et je ne vous envie pas, je regarde, simplement, le déballage de fric et de joie mercantile, les frénésies, les dimanche travaillés, les caissières ahuries, les files d'attente, ou encore la neige que, cette année, non je ne verrai pas, j'ai rejoint le grand sud...
Cet espace n'est plus celui où je peux délivrer le fond du coeur, du moins de l'esprit, alors je garde, comme l'on protège à l'intérieur de soi, des infiniment rien, des résolument tout. Ecrire me manque, et ma grand-mère également, la Zeloune cruellement, et ceux-là dont je suis contraint de taire le nom.
Même plus l'envie de commenter l'actualité, on meurt toujours, on montre son cul ou on se le fait tirer, toujours gouvernés par un nabab qui a tout compris, mais vraiment tout du pouvoir et des moyens d'y accéder, et voilà, rien à dire, chaque jour en rajoute  aux certitudes : cul, fric, mort, pouvoir... 4 mots, les deux premiers pour marcher sur le troisième et accéder au quatrième, ils sont tellement à comprendre ça mieux que moi.
J'ai envie d'écrire que je suis malheureux alors que c'est archi faux, le malheur et moi ne nous tutoyons plus depuis quelques mois déjà. Alors pourquoi n'arriverai-je pas à dire que je suis heureux ? Sans doute parce que manquent à ma vie, tout n'est qu'histoire de manques vous le savez bien, des imprécisions, des indéfinissables...
Je ne réponds plus à mes mails, et il est très rare que je les lise même. Je ne réponds qu'aux abonnées habitués, aux heures connues d'avance, et parfois, il m'arrive d'avoir l'interlocuteur qui m'ennuiera profondément, je n'écoute plus, je vis là ce que l'on me demande de subir en toute paralysie conditionnée.
Qu'en est-il de T.Rez, de SHPN, les fidèles qui ont du coeur et de l'âme à raconter...
Pourquoi n'ai-je toujours pas écrit cette lettre à ma douce Madison ?
Et dire à ma grenouille d'amour que Noël m'a finalement plus puni que gâté...
Tout ça, et tant de choses encore, n'a plus l'importance qu'on lui accorde, juste un homme qui se livre à ne plus se livrer, tout ça n'est plus la vie, ou alors si justement, quand elle s'ennuie.
Je crois bien partir, pour de bon cette fois ci. Les moments sont rares où je viens ici flâner ou déverser les ni oui ni non, les trop oui, les trop non, tout ça, ce truc sans délicatesse, sans émois véridiques, tout ça n'a plus le sens et la valeur.
Le constat ne me fait pas offense ou douleur, c'est ainsi, j'applique plus que je ne le pensais, les théories de l'environement actuel : la vie continuera, écoutez l'album de Daho "La vie continuera", écouter de la musique oui, et se dire malgré tout, que sa place est choisie, pour un temps du moins, et c'est bien ainsi. Pour une fois que je n'ai pas idée de l'issue, de l'échéance ou de la chance, que cette dernière justement n'existe plus.
Je n'ai rien à dire, à écrire, c'est une cruelle mais  si facile délivrance que de le constater !
Par David - Publié dans : Juste L'Ego
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /2007 19:52
Alors où se trouve-t-il cette fois-ci  ?
Et qui représente-t-il ?
tatouage1.jpg
Par David - Publié dans : Juste L'Ego
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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 22:11
tatouage.jpg Situation : photographie à une heure à peine des scariphications
Localisation : Scapula Droite
Signifcation : Prénom juif, Ancien Roi déchu...

En résumé, je suis effectivement poilu, et égocentrique...
Pourquoi ? La peur de me perdre en Chine sans me souvenir comment je m'appelle, c'est toujours mieux qu'un code barre... Une peur ? Oh, peut-être juste un fantasme.

Mais il n'y a jamais trois sans quatre, nouveau dicton, à suivre...
Par David - Publié dans : Juste L'Ego
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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /2007 18:45
Mais qui saura dire où il est positionné cette fois ?
tatouage.jpg
Par David - Publié dans : Juste L'Ego
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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /2007 07:08
David---Retouche--177-.jpg
Par David - Publié dans : Juste L'Ego
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