Je n'avais, malgré le thème, le style, et les acteurs que j'aime particulièrement, jamais vu ou voulu voir ce film...
J'avoue avoir été déçu. Cette impression est mitigée, j'essaye de replacer cette oeuvre dans son contexte, elle date de près de 10 ans et, oui, probablement que ce film a mal vieillit. Toutefois,
un goût de désuet enrobe cette comédie musicale, voulu je pense, puisque la référence à Jacques Demy ou Michel Legrand est clairement établie.
Jeanne est téléopératrice dans une agence de voyages, sa vie sentimentale est une suite d'aventures sans lendemains ni convictions, jusqu'à ce jour où le hasard lui fait croiser la route
d'Olivier. S'en suit une jolie romance, et je n'ose pas dire "amour volontairement", tant le style de la comédie musicale "minimise" quelque peu la force et l'intensité des sentiments
exposés.
Virginie Ledoyen est rayonnante mais cela ne suffit pas à convaincre, on sait depuis qu'elle est une bonne actrice, indéniablement, elle apparaît toutefois dans ce film "en dehors" du rôle, et
puis le défaut de composition , à savoir qu'elle est la seule actrice à ne pas chanter, altère probablement sa prestation.
La présence de Mathieu Demy n'est guère plus éblouissante, même si le digne représentant de ses parents s'en tire plutôt honorablement en jouant là le rôle d'un séropositif sévèrement
atteint.
Problème avec le genre et le thème traité ? Probablement... J'ai bien eu du mal à intégrer cette notion de légèreté que sont les chansonnettes volontairement joyeuses face à la problématique
traitée, à savoir l'amour meurtri, la maladie et le sida, etc...
Non, la sauce n'a pas pris et ce n'est pas faute des éloges que l'on aura pu me faire sur ce film...
Et puis, j'ai tellement été épaté par le film de Christophe Honoré, "Les Chansons d'Amour", que j'ai eu le défaut de ne pouvoir m'empêcher de comparer les deux oeuvres. Traiter d'un même sujet,
user de légèreté sur les deux péllicules, et deux résultats foncièrement opposés. Demy père a indéniablement marqué le cinéma français, mais trop de mimétisme, même sous cette forme qui ne se
cache pas être un hommage, casse le souvenir indélébile de Cherbourg et des soeurs jumelles...
Je ne sais pas, du coup, si voilà un bon film ou non. Cela mérite d'être vu, mais ne restera pas dans mes favoris...
A défaut de la bande-annonce, un extrait, peut-être l'une des plus belles scènes du film...
Chez l'un de mes réalisateurs français favoris, André Téchiné, les témoins restent toujours, et il ne déroge jamais à cette règle,
les spectateurs, juges et parties. Téchiné ou l'art de filmer la vie, sans la dérive très française
de l'intellectualiser à tout prix, dans sa plus simple envergure, c'est à dire, au travers des destinées croisées de personnages ancrés à une réalité en laquelle chacun peut se
reconnaître. Tout est simple en Téchiné, tout est subtil pourtant, mais chacun peut prendre là où il
veut dans ses images, ce qu'il a envie ou besoin de prendre. J'aime les couleurs de Téchiné, j'aime
ses villages, ses paysages en général, et, évidemment, ses personnages, réels, tellement réels, et pourtant si imaginaires... "Les Témoins", devait (évidemment ?) me toucher tout particulièrement puisque le réalisateur revenait là sur l'apparition du SIDA en France et l'insouciance du
début des années 80. Un couple de jeunes parents, excellement joués par une Emmanuelle Béart (déjà
vue chez Téchiné dans "J'embrasse pas") et Samy Bouajila, un jeune provincial homosexuel, incarné à merveille par le jeune Johan Libéreau, pris sous la coupe d'un médecin quinquagénaire, Michel
Blanc toujours aussi subtil dans les rôles dramatiques. Voici le décor dressé, s'en vient ensuite, une confusion de genre et de sentiments, souvent vue chez Téchiné ("J'embrasse Pas" ou "Les
Roseaux Sauvages") qui ne fait cependant pas "redondance" avec ses précédents films, puisqu'à chaque fois l'angle est différent, à chaque fois, une claque est prise, tant l'émotion est douce
amère, violente du seul constat à faire. Le thème n'est certes pas réjouissant, mais le film est
réellement optimiste, presque honteusement "enjoué", comme son démarrage sur les notes du "Marcia Baïla" des Rita Mitsouko... On meurt oui, on crève toujours d'amour oui, mais il y a tellement de
vie, tellement d'amour dans les peintures de Téchiné.
Je déplore juste la voix off d'Emmanuelle Béart qui
vient de ci de là ponctuer le film, un "gadget" plutôt moconorde aux images qui n'en ont pas besoin me semble-t-il, et puis, peut-être, le manque de crédibilité de Julie Depardieu en chanteuse
lyrique... Cependant, et paradoxalement, l'actrice est peut-être ici, la véritable révélation du film. Enfin voilà, encore du bon, du très très bon, et qu'on ne vienne pas me dire que j'aime Téchiné pour son homosexualité affichée et le thème récurent dans ses oeuvres, ce serait minimisé
l'impact d'autres films du géant du cinéma français tels que "Hôtel Des Amériques" ou "Loin", etc... La Bande Annonce....
C'est vraiment très étrange la vie... On reste des semaines, voir des mois, avec l'idée de voir un film, ce film, on a acheté le dvd, et puis, on le laisse là
sur l'étagère, sans grande motivation à le visionner, on se tâte, on remet toujours à plus tard, et puis arrive le bon soir où l'on se dit "allez, pourquoi pas..." C'est ce qui m'est précisément arrivé avec Babel. Je n'ai entendu que du bien de ce film, et, gage de sincérité en
plus, mon unique Madison, m'en avait même parlé dans des termes plus qu'élogieux.
Enfin voilà, je n'avais pas supporté les 10 premières minutes d'"Amours Chiennes", l'un des précédents films du même réalisateur, Alejandro Gonzalez Inarritu, j'avoue que je n'étais pas emballé
par l'affiche, Brad Pitt, etc... J'ai entendu deux ou trois jours avant de parler ici de ce film,
pour être bien certain de mon impression d'après film, et tout est resté intact : ce film comptera certainement parmi les plus beaux films que j'ai eu l'occasion de voir jusqu'à présent !
Carrément... C'est un véritable chef d'oeuvre que voilà, un coup de maître et certainement un bijou
d'une intensité rare, tout comme sa densité d'ailleurs. Je ne veux pas trop en dire, histoire de ne
pas gâcher le suspens. Mais Babel est, comme les précédents films du réalisateur la croisée de plusieurs destinées que rien ne présagent à se rencontrer et que pourtant un tout, ou un seul
minuscule évènement peut réunir. Filmé sur 3 continents, 3 pays, Le Maroc, Le Mexique et le Japon,
Babel raconte la ou les histoires de 3 faits intimement liés et qui vont bouleverser de façon dramatique les personnages concernés.
Le pari était un peu fou de proposer au spectateur les séquences des 3 cultures pareilles. Mais la manne est emportée et le défi franchement réussi. Nous
sommes là, effectivement, dans l'évocation de la diversité culturelle, ô combien présentée avec justessse et rigueur, poésie et subtlité, mais le plus intense et ce qui caractérise le mieux ce
film, c'est la seule évidence que cherche à mettre en exergue le réalisateur, le principal point commun qui relie ces antipodes et qu'il faut absolument découvrir en voyant ce
film. Les paysages sont absolument superbes, et je sais de quoi je parle, puisqu'en particulier, le
Maroc est filmé au milimètre près d'un Maroc que je connais particulièrement bien pour y avoir séjourné à plusieurs reprises. L'humanité des personnages, leur culture et leur langage, ressortent avec une émouvante sincérité, on est transporté du début à la fin en trois contrées, avec
cette magie, de ne pas foncièrement "se perdre" dans ces périples du bout du monde. Babel, ou comment
l'humain, au sens le plus basique du terme, éprouve et survit ou combat. Leçon de vie ou d'humanité justement, ce film est fort, rare, précieux. Une bande son qui en parfait accord avec les
images, navigue entre l'ici et l'ailleurs, des acteurs, qui tous secondaires, s'affirment comme les essences parfaites de ces chroniques "ordinaires" tellement extraordinaires, bref, je ne
manquerai certainement pas de superlatifs pour évoquer ce pur chef d'oeuvre. De rares films, dans des
styles et genres différents, ont su ainsi me "marquer", "Requiem For A Dream", "Bent", "Les Ailes du Désir" ou "Y-Aura-t-il De la Neige à Noël ?", en voilà donc un de plus, un indispensable et
probablement inévitable. je le reverrai donc et je vous invite véritablement à en faire de même... La
bande-annonce...mnti_bug_fck
Ce film est un total ovni pour moi !
A force d'en avoir entendu parler, souvent dans des termes plus qu'élogieux, je me suis mis devant Shortbus de John Cameron Mitchell, et sorti déjà en 2006...
Wouahhhh !!! Non mais, je ne m'attendais pas du tout à ça quoi.... J'aime beaucoup Catherine Breillat mais là, sur le coup, elle peut aller se rhabiller quoi... Intellectualiser le sexe,
voilà un pari réussi. Et si je fais la comparaison entre les deux réalisateurs, ce n'est pas que leurs films soient comparables au sens strict du terme, mais l'on est bien là dans la manière de
réfléchir et de montrer le sexe au cinéma . Tous deux font le choix assumé de montrer, de tout montrer, ça frôle le porno et pourtant, ça n'en est pas. Chez Breillat, on peut parfois se le
demander, mais dans ce "Shortbus", franchement, à force de réfléchir et réfléchir bien, à force de rire, voir de pleurer aussi, non, impossible de se croire devant un porno intellectuel !
Shortbus est le nom d'une "boîte à sexe" de New-York, on y pratique, toutes les sexualités, on y est actif ou simplement voyeur, mais on est là dans l'antre de l'orgasme sous toutes ces formes et
des destinées vont s'y rencontrer de façon assez subtile, je dois dire...
Mitchell qui en est là à son second long métrage est vraiment, comme indiqué sur le dvd, un "Woody Allen" du sexe". On ressent une véritable tendresse pour ses personnages qu'il magnifie à
merveille dans toutes les alternatives de leurs émotions, qu'elles soient physiques ou psychologiques.
Se rencontrent dans ce
lieu de ce qui l'on veut nous faire penser comme non "pervers", une psychothérapeute en doute avec elle-même et qui n'a jamais connu d'orgasmes, un couple de gay qui cherche à faire entrer dans
leur relation un troisième, histoire de relancer la "machine", une prostituée habituée aux trips sado maso, etc... Plétore de portraits pour ce combat contre la monotonie du sujet, c'est drôle,
délicatement enlevé, très bien emmené, émouvant à souhait, et surtout : intelligent. La force du film est je crois, d'avoir su explorer la sexualité sous l'angle féminin et masculin, encore que
je mets un bémol dans cette affirmation, j'ai d'avantage reconnu de "théories purement masculines", mais le réalisateur a quand même fait l'effort de comprendre et de nous diriger vers l'autre
sexe avec une certaine intelligence et finesse.
Enfin voilà, sorte de "Cabaret" version sexe, Shortbus n'est évidemment pas à mettre devant toutes les mirettes, mais le film n'est pas classé porno, seulement interdit au moins de 16 ans.
De belles prestations d'acteurs également, dont deux qui m'ont particulèrement touché, Sook-Yin Lee, seulement vue jusque là dans le premier film de Mitchell, psychosexologue qui fera un
apprentissage hallucinant du plaisir et de la façon de penser le sexe, et Paul Dawson en homosexuel qui cache un long secret dans la tristesse d'un regard sublime comme la dérive
consciente.
Alors bon, un film à voir, réellement, non pas pour se rincer l'oeil, car il y a de quoi faire, mais d'avantage pour s'amuser de tout cela et passer un sincère et agréable moment !
La bande-annonce...
Voilà encore un film "loupé" à
sa sortie et que j'ai visionné il y a peu...
Et quelle réussite !!! Autant donné le ton tout de suite, ce film n'est pas du Ken Loach mais a tout de ce réalisateur à succès, sous l'oeil aiguisé et novice sur le coup de Sam Garbarski.
Irina Palm est l'histoire toute simple d'une atrocité bien compliquée, celui d'une grand-mère dont le petit-fils est condamné si sa famille ne trouve pas les fonds nécessaires à un voyage en
Australie. Tout aura été fait pour soigner l'enfant, mais l'ultime recours sera donné par une Marianne Faithfull plus vraie que nature en vieille dame respectueuse qui va, pour l'amour de ce
garçon, devenir hôtesse dans un sex club de Soho.
Anglais et londonien à souhait, ce film a le mérite de faire d'un sujet grave, une fable qui jamais ne tombe ni dans l'obsenité, ni dans le glauque.
L'égérie chanteuse (dont je suis fan, il faut le préciser)
qui fait l'une de ses rares apparitions au cinéma apporte ici tout son charisme et son élégance à la vision étonnante des bas fonds du commerce du sexe, sur fond de réelle conte pour enfants,
tant l'atmosphère y est douce et le propos tenu avec pudeur et singularité.
Jamais il n'est question de sexe pour le sexe, bien au contraire, là où tout se passe, rien ne se voit, hormis ce don de soi, et cet amour qui se redécouvre, l'amour filial, l'amour tout
court...
On découvre l'improbable dévotion de cette femme mûre, sans beaucoup d'éducation, qui va lentement se transformer de Maggie en Irina Palm, nom de "scène", sur un plateau magnifié par la bande son
géniale du groupe Ghinzu.
On retrouve aussi toute l'atmosphère des petites classes anglaises, l'ambiance austère des lieux, des propos et des scènes. Marianne Faithfull, vu dans Marie-Antoinette de Sofia Copola
dernièrement, joue là LA femme dans toute sa grandeur et son hédonisme. On ne retient pas finalement les endroits scabreux ou le sexe pauvre, non, on ne tire de cette enchantée poésie qu'un doux
parfum de bien être.
Le film sait aussi être drôle, mélancolique et très intelligent. Sans trop en dire, les plans où Maggie/irina passe un temps fou à scruter ses mains sont d'une sublime beauté, sorte de parrallèle
avec la vieille femme qui se redécouvrirait devant un miroir.
Enfin voilà encore un beau film, très beau film, sans prétentions que celle de ne pas se placer plus haut que la vérité, assez belle et humaine.
La bande annonce :
Tellement longtemps que je ne suis pas allé au cinéma, alors voilà, on se rattrape avec les sorties dvd... Et là, c'est le gros
coup de coeur manqué de l'année dernière, un film assez sombre d'apparences que je voulais absolument voir mais qu'évidemment aucune salle ne diffusait...
Le Dernier des Fous... Ou quand un gosse de 10 ans mène le jeu des regards et de la caméra... Basé du roman de Jonathan Findley, ce film est un ovni en son genre, le style est épuré au maximum et
les plans séquences interminables. Le topo établi, je suis ressorti de ma "projection privée" avec une sorte de boule dans la gorge et une impression de malaise assez indéfinissable...
Une histoire toute conne, une ferme paumée comme il en existe dans les campagnes les plus reculées, un été et la fin de l'année scolaire d'un petit garçon d'une dizaine d'années. Lequel va nous
faire vivre, dans son regard qui ne dit absolument rien et ce visage si figé qu'il en est terrifiant, la folie "ordinaire" d'une famille pas si ordinaire. Entre la mère recluse dans sa chambre
comme alliénée et un père quasi absent, il y a la grand-mère, matriarche brusque et castratrice (jouée par une Annie Cordy toujours excellente dans le contre emploi), le frère et ses amours
violentes, la bonne, Malika, seule véritable "amie" de l'enfant, hormis le chat mistigri...
Ce n'est pas un conte sauvage, ni même une lente alternative avec la folie, non rien, rien ne nous est argumenté ou expliqué, seulement l'oeil de ce gosse qui se planque dans la grange d'où il
voit et entend tout. Un petit bonhomme qui, tel un buvard absorbe les émotions de chacun des membres de ce clan jusqu'à les faire siennes, enfin, comme un enfant sait mal les détourner, de
fait.
Un film remarquable, pour qui aime le style. Encore une fois très lent, et sans proposition réelle du cinéaste ou histoire "concrètement assise", on assiste là à l'inévitable dérive d'une
famille, jusqu'à cette fin que l'on devine mais que l'on ne saurait trop envisager tant la langueur du scénario nous laisse présager le "rien" final.
J'ai été déboussolé du peu, et de l'immense esthétique, des métaphores incessantes, qu'elles soient dans les paysages ou les rares situations. Peu de dialogues également, quelques cris, et encore
et toujours, le regard de ce garçonnet qui parcourt, de la grange à la grande batisse, des chemins de campagne à l'étang boueux, une vie, des vies, jusqu'à faire la sienne. Et finir sur des maux
: "C'est fini maintenant, c'est fini"...
Bref, une bouleversant long métrage de Laurent Achard et la première apparition de cette graine d'acteur "fantomatique" , Julien Cochelin.
A défaut de la bande annonce, voici un extrait... A voir, sans conditions, à consommer avec modération néanmoins !
Synopsis : L'Histoire avec un grand "H" de la ségrégation et des déportations nazies dont furent victimes les homosexuels. A travers
l'évocation d'un amour, deux hommes, que tout sépare, mais réunis dans le même camp de concentration, la souffrance et l'humiliation opposées à leurs élans et émois.
Ce film compte parmi mes trois films préférés. Pur bijou, tant d'esthétisme que de réalisme, le fim est issu à la base d'une célèbre pièce de
theâtre qui aura fait le tour du monde de Martin Sherman. Dans le rôle phare en 1979, Richard Gere campait le personnage principal. Nous eumes en France notre version, avec pour acteur titre
Bruno Cremer (je ne ferai aucun commentaire sur la comparaison possible !) Tout commence comme dans
un film de Visconti, un pari risqué, onirique, des scènes métaphoriques dans un "Cabaret" plus vrai que nature, l'apparition d'un Mick Jagger, troublant en travesti artiste, et la vie "facile",
presque débauchée des homosexuels de cette époque. Un tableau dépeint sur un univers festif et joyeux, teinté de strass, d'une superficialité faussée, et d'amour, puisqu'il s'agit aussi de cela,
et rien n'est nié. Puis, l'horreur, la guerre, les bourreaux et victimes. La psychologie de ces hommes ici mis en scène délivre toute la cruauté du choix qu'ils eurent à faire entre l'aveu de
leur homosexualité, aveu de violences indescriptibles, ou la décision de se prétendre juif, "seulement" juif et subir alors sa déportation, son enfermement, dans des conditions plus
"faciles"...
Clive OWEN & Luthaire BLUTEAU
Il faut noter la prestation des deux acteurs principaux. Un Clive Owen, depuis acclâmé (Les Fils de L'Homme, Dérapage...), bouleversant
de force vascillante et Lothaire Bluteau (vu dans "Le Patient Anglais" ou de nombreuses séries telles "24" ou "Oz") éblouissant à déchirer n'importe quel coeur, même le plus
amer. Ce qui compte pour moi dans ce film, au delà de l'épisode historique retracé avec beauté et
finesse, c'est l'érotisme, la sensualité, et bien sûr, l'amour, qui se dégage de tout cela. Je ne saurai jamais comment parler de mon émotion et de la torpeur qui a surgit au premier visionnage
de Bent. Voici la bande-annonce, et puis, un message personnel : regarde-le, je t'en prie,
regarde-le...
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