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Dimanche 11 mai 2008 7 11 /05 /2008 07:02
10 ans qu'ils n'avaient pas sortis un album, et encore le dernier était le fameux et excellent live "Roseland NYC", donc à vrai dire, cela fait 12 ans que Portishead n'avait pas sorti d'opus studio, et que le plus fort, si l'on s'en réfère à leur réputation de "papes du trip-hop", c'est que le groupe n'a en tout et pour tout sorti que deux albums et un live donc ! Voilà à peine un mois qu'est sorti le troisième, justement appelé "Third", et je crois que je n'aurais rien à dire sur ce dernier. La même veine artistique, la même voix envoûtante, les orchestrations superbes, et peut-être, une nouveauté, deux ou trois titres qui sonnent comme de belles machines de guerre bien résolues mais toujours superbes.
Enfin voilà, assister à un concert de Portishead, en tant que fan inconditionnel, et le pire, c'est vous ririez si vous saviez depuis combien de temps j'aime réellement Portishead et qui me les a fait découvrir, mais enfin bon passons, assister à leur concert était indispensable.
Au départ, ce fut mon cadeau de St Valentin de moi à lui. Et puis ce fut un concert organisé entre elle et moi (ma douce Madison). Mais lui ne pouvait pas être absent, je le conviais ainsi en lui offrant de nouveau un billet (pas de questions sur ce que ce sont devenus les deux billets initiaux !)
Paris - Zenith - 5 mai 2008
Je découvre donc la salle, mon dernier souvenir de salle parisienne était le Palais des Congrès, assez mauvais souvenir pour moi qui assistait au live de mon idole parmi toute Tori Amos, mais là, la surprise, une véritable salle de concert, dont je ressentirai très vite chaque sensation, tant visuelles qu'auditives.
C'est bel et bien Beth Gibbons qui tient de bout en bout le concert, quasi absente, et sa seule voix pour fantômatique et impresionnante voix à vous ensorceler et déchirer les tympans. Je ne sais sur combien d'octaves chante ce peti bout de femme ni à quoi elle tourne, lorsque qu'elle est de dos face aux musiciens un verre à la main, mais l'image que je me faisais de ce concert ne diffère guère de celle que j'ai maintes fois vue sur le dvd de Roseland NYC.
Intimiste et sobre, le groupe donne ce qu'il a à donner, du professionnalisme, de la musique quoi et à certains de qui l'on pourrait dire "quelle faible participation avec la public", là, on ne demandait rien de plus, la musique, la voix, l'ambiance et les silences faisaient tout.
Pendant que Madison cachait ses larmes sur "Glory Box", moi, je déversais lamentablement, lors du seul rappel, lesmiennes, à flot, sur "Only You". Mais c'est him qui déclara la phrase la mieux notée "si une personne n'a eu de frissons sur ce morceau, je ne comprends rien", il s'agissait de "Wandering Stars"...
Rien à dire que du bon sur ce génial moment de musique, la dernière prestation aussi envoûtante fut celle de Björk aux Arênes de Nîmes en Août 2006. Peut-être un moment moins intense, mais une voix, un charme et l'absolu magie des lieux qui en fait un concert aussi culte.
Voilà donc aussi un extrait de leur troisième album, je n'en avais vraiment aucun à choisir en priorité, tant je les aime tous. Alors voilà, bonne écoute, et espérons qu'il ne faudra pas 10 ans pour le prochain opus !
En bonus, une petite vidéo, de la fameuse chanson à frissons...



Par David - Publié dans : Play-List - Communauté : Toutes les musiques
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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /2008 18:37
J'en avais marre du jeune et con Damien Saez. Marre de ses jérémiades, de sa voix gémissante et des ses textes à enfoncer des portes ouvertes.
Je me souviens de la découverte de cet artiste, à la même époque environ que Raphael, et c'est à peu près au même moment que j'ai commencé à les trouver, bien que différents l'un et l'autre, "gonflant". Pourtant adorés aux premiers albums, les deux jeunes artistes se sont vite transformés en "machines à tubes", quoique Saez plus en réserve avec son attitude faussement rebelle...
Et puis il y eut Saez sur scène, une véritable catastrophe "ouïstique", un désastre, je ne voulais plus l'entendre.
Ce n'est donc que par curiosité que j'ai téléchargé le nouvel album.
En fait, Damien Saez, désormais délivré des chaines d'Universal s'autoproduit. Et il livre sa nouvelle galette sous deux formats, un simple album intitulé "Paris" et un triple album (rien que ça ! 29 chansons en tout) intitulé Varsovie/L'Alhambra/Paris"... Je suis tombé dans le piège !
Le lendemain, j'achetais sans aucune hésitation le triple cd du petit con qui, merde, a bien évolué. Les textes qui frôlent encore parfois une démagogie prépubère, dont le single "Jeunesse Lève-toi", se sont enrichis d'une mâturité réellement splendide. Je n'ai pas très bien compris le principe du triptique, puisque les chansons sont réparties sans ordre précis par rapport aux titres des disques et l'ensemble reste très très homogène à savoir : SOMBRE.
Contrairement au précèdent album Debbie, Saez est ici dans l'accoustique, une seule guitare souvent pour accompagnement et une voix qui s'est adoucie, qui se contrôle et même chante juste parfois !
Le disque le plus réussi est selon moi "Varsovie" où je retrouve là, dans chaque parole, une étrange écho, franchement désagréable en cette période réellement difficile de ma vie. Ainsi, le titre "Que tout est noir" est bien le plus représentatif, le plus beau me semble-t-il, mais il en est tant à découvrir dans ces 29 chansons, vraiment.
L'artiste a pris en force et en assurance, et surtout en mâturité. Les textes peuvent parfois frôler la poésie et y toucher même, tant les tournures sont espièglement bien trouvées.
Pour sûr que le mec a du vivre les évènements évoqués pour les retranscrire aussi douloureusement !!!
Enfin voilà, contrairement à Raphael, dont le dernier opus reste très moyen, je dirai que Saez, lui, est revenu, et tant mieux, cela fait du bien (et du mal mais bon, j'assume !)
Bonne écoute !
Par David - Publié dans : Play-List - Communauté : Toutes les musiques
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Samedi 26 avril 2008 6 26 /04 /2008 20:37

Longtemps que je n'avais pas partagé mes humeurs musicales... Il faut dire que tout tournait beaucoup autour des mêmes artistes ces derniers temps !
Et puis là, je ne pouvais pas passer à côté de l'artiste qui concrétise un premier album, "Les Tortures Volontaires" qui, à sont époque m'avait plongé dans une mélancolie de celle dont adore se vanter.
Méliès est une voix bien particulière, ce n'est pas plaintif même s'il frôle toujours ce travers, et surtout les paroles...
Sûblime et encore une fois bien méconnu, le deuxième album est un pur chef d'oeuvre, de la poésie en galette...
Pour les amoureux des tristesses mélomaniques, en voilà un qui n'a rien à envier à ses compères...
Deux extraits donc, une reprise, ou comment faire d'un succès pop, une mélodie suranée et dramatique... Et le second extrait, un peu un état d'esprit personnel du moment, le morceau le plus beau de l'album à mon humble sens.
A noter que le dernier album de Bashung est en grande partie secondé par le talent d'Arman Méliès, la réfèrence n'est pas négligeable !
Bonne écoute !
Par David - Publié dans : Play-List - Communauté : Toutes les musiques
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /2008 17:03
Par David - Publié dans : Play-List
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Mardi 18 mars 2008 2 18 /03 /2008 17:42
florent-marchet1.jpg Je m'étonne toujours de la somme d'artistes français, ceux que l'on nomme pompeusement de "la nouvelle scène" qui s'acharnent et se battent, à coup de concert et de scènes justement pour faire valoir un talent qui est si injustement snobé et mésestimé.
Florent Marchet est l'un de ceux-là, quasi inconnu du grand public et pour cause, je l'ai découvert au travers d'un premier album "Gargilesse" d'une poésie rare et si romantique à souhait.
Collaborant avec Mathieu Chedid ou Vanessa Paradis, je me suis intéressé de près à ce nouvel énergumène de la chanson française et hop, en suis tombé dingue...
Malgré sa participation a des festivals plus qu'honorables comme les vieilles charrues, Florent Marchet a quand même sorti un second album avec l'aide de Dominique A ou Philippe Katerine et là, c'est réellement le coup de foudre pour moi, passé totalement inaperçu pour le plus grand nombre.
Sous le terme pompeux d'"album concept", "Rio Baril" est l'invention par le chanteur d'une ville, d'un endroit inexistant où se déroulent au fil des ritournelles les aventures d'un trentenaire mélancolique mais jamais désabusé. Le jeune homme raconte là n'importe quel pays, n'importe quelle histoire, oui, mais sous l'égide de Rio Baril, façon western à la sauce aigre douce d'une voix nostalgique et surprenante.
Les textes sont tantôt drôles, tantôt graves et cyniques à en crever, bref, rien que du vrai...
Bonne Ecoute !
Par David - Publié dans : Play-List - Communauté : Toutes les musiques
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Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /2008 11:33
brigitte-fontaine.jpg On peut bien dire de Brigitte Fontaine qu'elle est un "ovni", elle reste une personnalité. Nul ne saura jamais, si à la manière d'un Gainsbourg, ou de son ex accolyte Higelin, Brigitte Fontaine est vraie, lors de ses apparitions télévisées remarquées ou si elle joue un jeu, le jeu pour lequel les médias s'empressent désormais de l'inviter. Peu importe, enfin si, ce qui est, à mon sens, regrettable, c'est qu'aujourd'hui Brigitte Fontaine n'est certainement plus qu'un "personnage", sorte de héroïne un peu folle sortie d'un conte pour mauvais garnements.
Pourtant, celle qui montait à Paris en se destinant à la comédie, laissera des textes éblouissants et la maturité lui sied à merveille.
Débarrassée du label Universal qui lui imposa deux derniers albums, sympathiques, mais tellement "hors d'elle", loin de ses premières inspirations, Polydor a donné à la chanteuse une nouvelle liberté de ton et d'expression à travers ce dernier album en date, "Libido"
Comme son nom l'indique, le disque est un hymne au sexe et à la volupté, rien n'est pornographique, rien n'est glauque, avec, à l'inverse, un sens des métaphores renouvelées et des tournures qui ferait pâlir plus d'un pseudo écrivain de pacotille... Recentrée autour de son compagnon Areski Belkacem et du génial précurseur de Saravah, Jean-Claude Vannier, avec une apparition de M, désormais membre de la "famille", "Libido" nous offre des portraits au vitriole de l'amour charnel sous ses diverses coutures.
L'ouverture, "Le Château Intérieur" est un délice, un pur régal et l'on sent bien là la femme qui n'a pas peur, mieux, qui se rappelle au manifeste des 343 dont elle fut, parmi d'autres, une signataire emblêmatique.
J'aime Brigitte Fontaine, non pas dans la provocation, ou cette sorte de folie lunaire dont tout le monde s'empare, non, je l'aime dans l'aigreur mélancolique et la joie provocante de ses textes superbement orchestrés par Belkacem ou d'autres.
Retour aux sources donc pour celle qui reste un grand nom et que je ne me lasserai jamais d'écouter et de suivre.
Bonne écoute.
Par David - Publié dans : Play-List - Communauté : Toutes les musiques
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /2008 09:44
renan-luce1.jpg On va me dire "évidemment" ! On va me dire "ouai pourquoi pas"...
Enfin voilà, c'es à peu près ce que je me suis dit aussi sur la révélation parmi tant d'autres des derniers mois, "bien, sans plus, à écouter, sans plus"...
Et puis, y'à sa petite gueule d'ange, le gosse à qui l'on donnerait le bon dieu sans confessions, qui passent de plus en plus à la télévision. Et puis y'à cette sorte de prestence qui ne s'en veut pas une, un brin de je ne sais quoi qui demande à être découvert. Et puis, y'à HIM qu'est tombé sous le charme, et qui a acheté l'album. Alors là, il y a LA découverte.
Du rang de simple révélation, Renan Luce apparaît comme un apprenti charmeur foutrement doué, merde !
Des textes sublimes, dont on n'imagine pas que lui, à son âge, ait pu les écrire tout seul. Il y a la mélancolie et la tristesse, les effroyables vérités, et puis cette voix, des accents de Renaud, Raphael ou je ne sais qui... Peut-être que finalement, Renan Luce est sorti du lot soudain, parce qu'il était et n'était pas "comme"...
Alors oui, mille fois oui, oui aux mélodies multi diffusées sur nos ondes et oui encore d'avantage au restant de ce premier album magnifique.
"Repenti" de quoi ?, je ne sais pas, en tout cas, on accepte et admet fort bien à cette belle repentance...
L'iris et la Rose est la chanson qui ferme ce disque. Elle me parle, me parle beaucoup trop, mais c'est ainsi, je suis en matinée de pluie.
Je dis donc qu'il faut écouter Renan Luce, et puis, surtout, le suivre, attendre le second et tous les autres albums. Je dis que ce n'est pas une révélation parmi d'autres, que peut-être faudrait-il s'y attarder un instant, un long, doux et si agréable moment.
Bonne écoute.
Par David - Publié dans : Play-List - Communauté : Toutes les musiques
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Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /2008 12:20
goldfrapp1.jpg La divine surprise des attendues sorties musicales du moment, c'est, cette semaine, le retour de Goldfrapp...
Deuxième humeur musicale qui leur est consacrée, la première pour l'incontournable premier album "Felt Mountain" ICI, et ce jour, pour le nouvel opus donc... Petite parenthèse en remerciant le monsieur qui m'a offert le cadeau...
Will Gregory et surtout Alison Goldfrapp, de retour sur le devant, mais carément devant de la scène avec un album qui en surprendra plus d'un, comme le groupe sait d'ailleurs si bien le faire.
Le groupe a démarré sa carrière avec un premier disque magnifique, à la hauteur de Portishead, mouvance trip hop sur laquelle d'ailleurs on les aurait très facilement vu et voulu s'engager. Mais Goldfrapp fort de ce succès a préféré contourner la douce saveur des évaporées mélodies pour paillettes et disco parfois très limites...
Deux albums, "Black Cherry", plutôt pas mal, et "Supernature", franchement douteux, et j'ai bien cru ne jamais plus réentendre Goldfrapp de ma vie, tant la direction prise ressemblait à du mauvais Kylie Minogue (et dieu sait que c'est déjà mauvais !), dans une facilité déconcertante, mais éminemment marketing puisque la version pop/disco/dance de Goldfrapp a séduit les foules...
Retour donc aux premières aventures, aux première heures avec un album, "Seventh Tree", qui n'égale pas le tout premier (mais est-il égalable ?), et d'ailleurs je ne suis pas persuadé que le style soit réellement le même.
Nous sommes là dans les rythmes vaporeux, des cordes, la voix de la chanteuse remise en avant, des accents de Kate Bush versus Beth Gibbons, et des textes qui, ma foi, ne déméritent pas.
Je regrette le peu de titres sur cet album tellement attendu, mais je ne me plains pas, c'est réellement le bon, très bon, retour du moment.
Encore une fois, à ne pas mettre entre toutes les oreilles puisque l'album peut souvent être triste à souhait, il s'en suffit d'écouter l'extrait du jour, la première piste de cet opus, une ouverture mélancolique, mais si riche de promesses...
Pourvu que ça dure !
Bonne écoute.
Et, en bonus, le premier single en clip de cet album....
Par David - Publié dans : Play-List - Communauté : Toutes les musiques
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Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /2008 08:28
jeremie-kisling1.jpg J'ai découvert Jérémie Kisling, sur les conseils du merveilleux mélomane Alexandre, via son second album "Le Ours"... Et là, quelle divine surprise !
Une voix se balladant entre un Souchon et un Delerm, des mélodies accrocheuses et l'art de nous retenir dans ses filets de mélancolie joyeuse qui ne se prend pas au sérieux, puisque l'auteur compositeur a l'art et la manière de nous faire croire en ses désillusions.
Je n'ai pas hésité à me procurer le premier opus, "Monsieur Obsolète" de ce suisse talentueux et j'ai découvert les débuts déjà très prometteurs de ce jeune homme délicat et foncièrement poétique (à sa guise).
L'artiste n'est certes pas très prolifique (à quand le prochain album ?), mais lors du dernier disque, il nous a gâté d'une version que je dirai "soft" de "Le Ours" et d'un disque bonus "Le Ours Mal Léché" où toutes les mélodies sont reprises de façon plus ironiques et conceptuelles.
De la bonne très bonne chanson francophone, et une discrétion médiatique que je déplore encore une fois.
Jérémie Kisling swing et se pose là en maître de ballades lanscinantes qui transportent l'oreille ébêtée vers des univers tout à fait paradoxaux.
A la seule écoute de la mélodie du jour, "J'ai trente ans", j'aurais autant envie de rire que de pleurer dans le texte me parle bien et mal en deux temps.
C'est drôle et jouissif, mais le pire est que tout respire une réalité et un air du temps auquel l'on croyait pouvoir échaper. Enfin, c'est aussi une manière assez jolie de voir la vie et ses considérations négatives, cela fait du bien à la tête et à l'humeur, bonne écoute donc !
Par David - Publié dans : Play-List - Communauté : Toutes les musiques
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Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /2008 08:46
boy-george1.jpg Allons-y pour la chanson chamallow du jour... Assumons donc la tendance redondante que j'ai, parfois, à me replonger dans une époque, pas si lointaine que ça, mais qui produisit le meilleur comme le pire...
Qui se souvient de Boy George ? Culture Club ? Enfin voilà un type qui, personnellement, me paraît comme avoir foutrement bien gâché sa "carrière"... Il aurait pu être un survivant, car l'on sait combien de groupes ou d'artistes n'ont pas survécu aux années 80, de cette époque pop acidulée et largement formatée.
Une voix incontestable et un charisme certain, probablement du à son look, non pas androgyne mais carément assumé de travesti excessif, Boy George était réellement une icône de cette époque là...
Débutant dans le cultissime groupe des Culture Club, les tubes s'enchainent, et pardon d'en offusquer certains, mais quand je dis tubes, je dis aussi mélodies, à mon goût, indémmodables... A l'image d'un George Michael au sein de Wham, Boy George n'a jamais su faire la transition entre sa carrière "entouré" et celle de soliste. Hormis quelques succès, nottamment lors de sa période pseudo boudhiste, le chanteur anglais s'est enfoncé dans les frasques et la drogue pour ne plus donner l'image de lui d'un vieil homo poussiéreux, sorte de mère maquerelle travelote assez repoussante.
Aujourd'hui, il collabore, avec de belles réussites comme sur l'album d'Antonny & The Johnsons, ou se prétend DJ, et là, l'on atteint le summum du pire.
"To Be Reborn" est donc le parfait slow chamallow, mais que voulez-vous, on ne se refait pas, j'adore...
Issu du tout premler album solo de la star, c'est aussi, le début donc de la descente aux oublis pour celui qui débutait sur la scène punk londonienne et connu l'apogée du succès en tant qu'icône gay par excellence.
Boy George reste tout de même une belle référence des années 80, tant pis pour ce qu'il est finalement devenu, et ma foi, on annonce un album reggae pour l'avenir, attendons de voir ce que ça donne, je crains le pire...
En attendant, bonne écoute, sur ma chanson Bridget Jones du jour...
Par David - Publié dans : Play-List - Communauté : Toutes les musiques
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