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Texte Libre

L'ego sourit

Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 10:03
Que m'arrive-t-il donc, je n'avais alors jamais vécu cela, étrange mélange de sérénité et d"engouement, mêlés de confusion et de dcoueur. On dira là qu'il n'est que du positif donc. Certes, c'en est, oui, réellement, et pourtant, ne pas comprendre, se reconnaître, "maîtriser", c'est bien le mot, tout ceci manque à cette propre vision que j'avais et ai toujours eu de moi.
Tu es là, je te regarde avec un amour fou, une tendresse quasi fusionnelle, ce qui ne veut pas forcément dire réciproque, quoique je le pense comme tel, et pourtant, notre immobilisme, non, nos pudeurs ou respects mutuels empêchent toute communication aux corps, les mots sont eux aussi vaincus par le doux enrobage qui nous caresse. Je suis heureux, si calme, apaisé en sorte, et je n'attends pas, comme j'ai toujours patienté, une finalité, je ne recherche pas, ni but, ni quête, qui ne soient être ensemble et profiter là, des ces instants. Ils seront évidemment trop courts, ils ont noués en quelques heures un lien incomparable, qui probablement souffrira d'un certain manque, mais enfin, j'ai la sensation de pouvoir enfin survivre...
Des résidus de notre amour ? Certainement, je ne nierai pas qu'ils viennent ici fausser la donne. Il subsiste quelque chose, que je peux m'avancer à supposer commun, mais non, cela ne fait pas tout. Entre ta volonté farouche d'écarter toute attitude compromettante et mon constat d'échec face à ma vie "matérielle" (qui me séparera indéniablement de toi), il y a cette distance intime et lucide qui nous retient encore. Saurons-nous la préserver, toi tu pourras, très certainement, tu en as soit l'expérience, soit la certitude pendue à ton regard. Moi, j'ignore tout des minutes qui s'amusent de nos deux sorts réunis une nouvelle fois sous ce toit jusqu'ici inconnu.
Je ne vais pas m'acharner à prétendre que je suis le même, oh ça non, j'ai réellement changé, encore que cette vérité ne veuille ni dire "grandir", même pas "mûrir". Et si j'ai changé, ce n'est que d'avoir assimilé des notions et non des vérités. La patience, la tempérence et peut-être un respect de l'autre plus avéré, oui, des notions, des bases à solidifier. Toutes viennent ici contredire ma nature impulsive, une certaine insouciance impudique et un ego qui, trop souvent, nie les raisons d'autrui. Je ne suis qu'au début de tout cela, irai-je d'ailleurs plus loin, rien ne peut me l'attester, je n'ai que des révélations devant toi, là, tout au long de ce séjour si doux.
J'ai voulu te faire l'amour, soulevé ta chemise pour y glisser mes mains et remonter celle-ci afin que ma langue goûte à nouveau au sel de ta peau. Tu n'as que peu résisté, mais tout de même, avec une certaine douleur mélancolique. Je n'ai pas été véxé, je n'ai pas ressenti de contradictions, j'ai juste vu, entendu, compris. Et ce désir de toi s'est naturellement apaisé, devant ta fragilité avouée, à ne pas aller plus loin.
Je dors dans la chambre d'amis, cette pièce qu'une fine paroi sépare de la chambre où nous dormions il y a peu. Combien de fois ne me suis-je pas dit avant de m'endormir "vas-y, rejoins le", et probablement (non point de l'orgueil, juste une sensation) ne m'aurais-tu pas repoussé, mais je suis resté ici, ni en peine, ni vaincu, le sommeil m'a dérobé à ces pensées suspectes et la matinée du lendemain fut douce à nos regards.
Alors oui, je me demande bien ce qu'il m'arrive. J'éprouve une fierté indéniable, l'orgueil cette fois, de vaincre ainsi mon insolence immature, une joie presque à découvrir, avec toi, les possibilités d'un autre champ. Un rapport qui ne se veut pas une amitié que nous n'avons pas suffisamment éprouvée, un amour qui, aujourd'hui, ne peut que se suspendre même si rien ne le défini comme mort ou résistant, des rapports qui ne ressemblent en rien à ce que j'aurais pu vivre avant.
Je mentirai à clâmer que mon amour est mort. Je mentirai encore à dire que la peine est révolue et que la colère est éteinte. Il reste de ces sentiments seconds au deuil indispensable, oui, mais sans conséquence, sans agissements qui ne nous atteignent, toi en particulier, avec trop de virulence. Evidemment que l'amour est là, qu'il le sera même toujours, et c'est très bien ainsi. Je ne crois plus en ces portes que tu prétends closes, je ne crois plus en ces portes que je me rassurais de savoir toujours béantes. Non, je ne crois qu'au cours des choses qui, ma foi, n'est jamais "droit" et tracé impéccablement. Notre précédente rencontre fut douloureuse en bien des points, le séjour actuel est un délice, alors même que je ne voulais plus vraiment revenir à toi, préférant la souffrance d'un abandon réel que de nouveaux risques à me déchirer de ton indifférence. Tout peut arriver, rien ne peut arriver, je ne sais rien, et la fatalité ton amie m'emporte donc en cette conviction.
Ni amants, ni amours, ni amis, voilà que tu me donnes une tendresse que tu n'auras jamais autrefois, aussi naturellement offerte, et une complicité, un intérêt visiblement sincères. Alors serai-je vraiment le seul à avoir changé ?
J'ai tellement voulu croire que tu ne m'avais jamais aimé, qu'un homme tel que toi ne pouvait s'enticher d'un homme tel que moi, que la solitude m'a prouvé à quel point je n'étais pas le seul à souffrir et donc, à avoir aimé. J'ai tellement voulu croire que tu ne serais pas la personne la plus "adaptée" pour affronter avec moi les coups de la maladie, que la solitude m'a prouvé combien, seul, je vascillais aisément dans cette auto-destruction permanente et enfantine. J'ai tellement voulu croire que je n'aurai jamais la place qu'IL avait, que la solitude m'a prouvé que j'en avais trouvé une autre, aussi valorisante, auprès de toi. Il n'est qu'après, encore que je ne situe pas l'après, il n'est que désormais que je réalise. Dommage dirons-nous, non, puisque l'essentiel était de comprendre justement.
Mais m'accuser n'est plus ce que je sais faire de mieux, ce n'est que de l'ego déplacé encore. M'accuser est vain. La maladie, l'argent, que sais-je d'autres, nous auraient finalement séparés, en l'état alors des choses. Je ne cultive pas le regret à outrance. Je regarde devant, difficilement certes, je ne mens pas, mais je n'ai pas baissé le regard vois-tu...
Tout se reconstruit sans toi, et je crois comprendre que c'est ce que tu désirais.
Ainsi, rien ne s'est refermé. Ne pas nourrir d'espoirs, ne pas non plus combattre ses sentiments ou émotions. Tu as souvent prescrit à ma vie qu'elle se devait de retrouver des repères, peut-être se soigner, et elle s'est engagée à le faire, lentement, si lentement. C'est ce temps là, celui de la guérison, encore que l'on ne guérisse jamais vraiment, tout juste apprenons-nous, ce temps qui risque de nous défaire, ou au contraire de nous consolider, malgré le manque et l'attente.
J'ai voulu jusque là penser que nous nous retrouverions forcément. Je le pense encore. Mais il n'y a plus dans cette idée de certitudes toutes faites ou de but à atteindre.
Les seules craintes qui résistent à ce beau discours résident dans ces pensées qui te sont quotidiennement dédiées, comment vas-tu, prends-tu soin de toi, etc... Et, forcément, l'inévitable question d'un amour qui viendrait faire chavirer l'un de nous vers une berge opposée. Nous ne pourrions rien contre, nous ne ferions rien à l'encontre, mais nous en souffririons certainement. J'aime à le penser, avec cette boule au ventre qui fait que la supposition est cruelle.
J'ai fêté, voilà 4 jours maintenant mes 33 ans, avec toi, toi seul que je pensais pouvoir me protéger d'un jour nauséabond. Et ce fut un anniversaire paisible, ta seule présence suffisait, tes silences aussi, et les regards qui ne mentent jamais.
Voilà donc mon cheminement, un constat d'étape, et je suis bien, juste bien, ce n'est pas si courant !
Par David - Publié dans : L'ego sourit
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Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /2008 18:29
J'ai passé un excellent week-end, tonitruant, riches en émotions, des émotions et coups physiques relativement graves, de jolis moments passés avec deux namoureux libres comme des tourtereaux qui dégagent et respirent la gentillesse, merci à mes deux potes... Le  retour de ma douce de ses multiples pérégrinations, et c'est fou, cette fille, la fameuse Madison, ben je vous raconte pas, depuis notre dernière rencontre parisienne, y'à eu un foutu déclic, belle amitié, très particulière, une intimité qui n'a pas besoin de se dire de trop ou de se montrer à l'excès, un truc doux, mais méga intense, elle me manque, j'ai aimé nos conversations, les regards, les mêmes longueurs d'ondes, et plein d'idées, d'envie, l'Islande, je sais pas... Enfin voilà, quelques deux ou trois personnes avec qui discuter ces derniers temps et favorisant les bonnes idées de s'en sortir, les envies de sortir de cette foutue merde...
Conviction première : un amour perdu ! Mon loustic ne reviendra pas, ou alors sous de multiples conditions, après de longues épreuves, et beaucoup de démonstrations de l'un vis à vis de l'autre, je pense, c'est en tout cas ainsi que je le vois. Et puis, plus cette envie, faussement passionnelle de vouloir reconquérir l'homme en question tout de suite, comme la pulsion d'ailleurs qui m'a fait partir de chez lui, briser notre couple. Et puis mince, je dois grandir, sorte de conviction que j'ai des choses à prouver, à lui et surtout à moi-même, et que, tiens pour une fois, lui aussi pourquoi aurait peut-être deux ou trois choses à me prouver également par amour ou sentiments forts... Et ouai, conviction nouvelle, pas totalement acquise mais en train de germer, que le truc en question se bâtit à deux et que je n'ai pas envie de faire le chemin seul.
Alors peut-être, probabilité de ne jamais retrouvé mon  loustic, mais attitude conforme et avérée, quasi certitude, que le loustic en question était (ou est) le mec de ma vie, je n'en démordrai pas, je sais évidemment ce que j'ai perdu, ça c'est facile mais le chemin que je parcours actuellement c'est de réaliser d'abord et surtout toutes les choses apprises et retenues, et merde, y'à pas de comparaison possible, des relations comme celle-ci, je n'en vivrai pas deux. Ne pas la revivre alors ? Je me ferai une raison, j'en souffrirai, on va pas jouer les hypocrites, mais j'veux plus d'une machine à cent à l'heure, d'un truc qui roule comme sur des roulettes et qui se dégonfle au moindre clou sur la route bitumée. J'veux du solide. Et si je n'y parviens pas, jamais, alors tant pis, je ne crois sincèrement pas pouvoir vivre seul, je saurai faire semblant, mais je ne veux pas d'amour qui se prétendent ce qu'elles ne sont pas.
J'ai envie de vivre et il y a longtemps que je n'ai pas parlé de mes projets personnels...
Voilà donc où j'en suis... En partant de Perpignan, pour des motifs encore une fois, impulsifs et déraisonnés, je suis revenu là où surtout je ne voulais pas, d'ailleurs, je ne crois pas être jamais revenu en arrière dans ma vie, bref...
Je travaille toujours pour cette institution minable, que je respecte mais qui ne me fait clairement lus "bander", oublié le social, oublié l'humanisme et le traitement de fond de la personne, on fait du chiffre, du score, de la statistique... Et puis voilà, il m'a été proposé un poste à temps partiel en milieu pénitentiaire, sur Grasse, dans les Alpes Maritimes... Au départ, j'étais clairement parti pour démissionner, avec pour sensation principale de me dire, "merde david, cela fait 6 ans que sous prétexte que tu es porteur d'une maladie potentiellement grave, tu devrais forcément t'assurer une sécurité d'emploi et patati et patata"... Et puis là, coup de bol, j'ai toujours voulu bosser en miliieu pénitentiaire, je conserverai mes "droits" de la fonction publique (enfin en même temps avec le gouvernement actuel, pas sûrs que cela tienne longtemps) tout en ayant un contact et une approche vis à vis d'un public certes difficile mais qui m'a toujours beaucoup "touché"... L'idée de la démission était, soyons honnêtes, la seule alternative trouvée pour rejoindre vite Perpignan et l'homme que j'aime, mais bon qu'aurait fait de moi ce mec, moi sans tunes, à la santé chancelante et aux humeurs vagabondes...
Alors, j'ai fait ce voeu d'affectation, en deuxième lieu j'ai redemandé une année sabbatique, afin d'éventuellement explorer d'autres horizons. Je m'en sortirai toujours, professionnellement parlant, mais je ne peux pas exercer une fonction qui n'est plus le moins du monde en cohérence d'avec mes propres convictions.
Année sabbatique, plus de salaire non plus, oui mais je ne sais pas, l'envie de se battre et de tenter un challenge, me prouver à moi que je peux faire autre chose, m'investir vraiment.
Au delà de ça j'ai un tel niveau de dettes, enfin pas vraiment d'ailleurs, mais des créances régulières, qui m'empêchent vraiment de ne plus prétendre à des rentrées régulières... Alors oui, s'est posée à moi la question de la version "pute moderne qui s'assume"... Un ou deux coqs se battent autour de moi, pourquoi pas... Je n'aime pas mon corps, un amant récent qui ne devait d'ailleurs pas le trouver non plus très attrayant, me disait régulièrement qu'il n'avait jamais vu un suceur aussi frénétique, une "entrée" aussi facilement pénétrable et une libido limite trop active. Cet homme, dont je pense le plus grand bien si vous saviez et qui sûrement disait tout ceci pour m'embêter un peu, n'avait au fond pas si tort. Je n'ai pas de respect pour mon corps, et si je veux m'en sortir, il faudra que je profite des hommes (à mon âge je n'aurai plus cette opportunité longtemps), alors oui, c'est peut-être l'alternative malsaine du moment, mais je dois m'en sortir et seul, je peux retourner la question dans tous les sens, je n'y arriverai pas. Le loustic probablement ne pardonnera peut-être jamais, me jugera mal ou trouvera ça d'un pathétique encore plus cinglé que celui dont il me distingue déjà, mais sinon lui, vers qui me tourner, et je l'aime trop pour lui dire à lui justement : "voilà, je n'ai plus rien, est-ce que j'existe encore ?"... Non pas lui...
Ainsi va la vie et j'obtiendrai mes réponses rapidement.
Je ne suis pas déprimé, ni foncièrement euphorique, n'exagérons pas; disons que l'état s'améliore, avec une pondérence que je ne me connaissais pas.
Maintenant, vous savez quoi, je veux de la tendresse, des bisous, des mots doux ou gentils. Je veux des compliments parfois, des choses qui me feront me dire que merde, je ne suis pas le dernier des débiles... Message perso à qui se reconnaîtra...
Allez fin de journée, fatigue assez lattente et envie de se délasser...
Bises.
Par David - Publié dans : L'ego sourit
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Vendredi 9 novembre 2007 5 09 /11 /2007 07:00
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Heureux, tout simplement heureux, alors ça suffira pour aujourd'hui....
Par David - Publié dans : L'ego sourit
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