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Texte Libre

Vendredi 9 mai 2008
Ainsi, tu penses donc que je te crains, pire que tu es si "indispensable" dans mes parages que, forcément, un jour ou l'autre, très vite sembles-tu croire, je reviendrai ?
Ce n'est pas toi que je crains, toi que j'ai cru aimer, toi qui m'a fait vivre dans un rêve même lorsque je m'en débattais, toi qui a voulu que je culmine là-haut, sur des cîmes dont j'étais bien incapable de redescendre, toi qui a édulcoré, fait que la vie n'était pas la vie, mais uniquement une passion de tes seuls idéaux.
Oui, je crains tes offensives, mais à mon encontre, que pourrais-tu bien me faire, j'ai déjà bien perdu, avec, pendant et après toi, sans que tu n'en remarques aucune trace. Je crains tes menaces, de plus en plus concrètes, je crains tes mots, lorsque tu prononces son nom, et ce qu'il t'inspire. Je crains tout ce qui est au délà de toi et moi, et dont tu as fait un combat de trop, un acharnement qui finira mal.
Oui, probablement, je suis une pute. Le sexe par intérêt, le sexe par plaisir, ou le sexe par amour, oui, je suis apte à différencier toutes ces notions, et j'ai beaucoup d'estime pour moi-même, certes, mais, pour mon corps, non vraiment pas. Oui, il est vrai que j'ai retourné la question dans tous les sens, oui, je sais qu'à ces interrogations, tu serais les réponses, mais souviens-toi bien que tu n'es rien, que le provisoire que je peux nous inventer ne trouvera aucun ancrage dans une réalité faite d'un "nous" auquel" je n'adhère pas.
Je te demande de le laisser, lui.
Je te demande de ne te consacrer qu'à ton soit disant amour, moi semble-t-il. Je te demande de ne pas mêler à ta haine, un étranger qui n'a même jamais rien fait pour l'attiser.
Tu ne sais rien des 9 mois avec lui, et tu n'as même pas le droit de les comparer aux deux années avec toi. Tu ne sais rien, juste ce que ta jalousie te pousse à croire. Mais de quoi es-tu jaloux ? Ne vois-tu pas que l'histoire est terminée, que je suis là, immobile, prêt à rendre les armes. Ne vois-tu pas que je me moque bien que ce soit toi ou un autre, puisqu'aucune autre alternative ne m'est proposée ?
Alors justement, voilà, dis-toi bien que quoiqu'il arrive, tu ne seras et ne resteras que cela, "toi ou un autre", sans distinction, je n'éprouve rien, pas le plus petit désir, pas la moindre émotion. Et si tu veux tout de même t'acharner, d'abord, fais le à mon encontre, ensuite, ne viens pas te plaindre de l'issue tragique que tout cela causera.
Stop maintenant. Tu as gagné.
Par David - Publié dans : L'ego pleure
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